Activités Des Artistes Musiciens

Activités Des Artistes Musiciens

Sergiu Celibidache

Sergiu Celibidache

 

Sergiu Celibidache est un chef d'orchestre roumain, né le 28 juin 1912 à Roman (Roumanie) et mort le 14 août 1996 à La Neuville-sur-Essonne, près de Pithiviers (France).

 

Il étudie la philosophie et les mathématiques à Bucarest, puis fait ses études musicales à Berlin auprès de Fritz Gmeind et Heinz Tiessen qui exerça une profonde influence sur lui. En août 1945, tout jeune chef d'orchestre, une suite de coïncidences l'amène à diriger le célèbre Orchestre philharmonique de Berlin.

 

En effet, le chef en titre Wilhelm Furtwängler (qu'il admirait beaucoup) avait préféré attendre en Suisse sa procédure de "dénazification", étant interdit de direction par les alliés. Par ailleurs, le chef prévu pour le remplacer, Leo Borchard, fut accidentellement tué par une sentinelle américaine. Enfin, aucun autre chef expérimenté n'était disponible à cette époque ou acceptable par les 4 puissances qui occupaient désormais Berlin. Celibidache fut titularisé chef du Philharmonique de Berlin en février 1946. Mais il partagea la direction de l'orchestre au retour de Furtwängler à partir de 1947 jusqu'à la mort de ce dernier en 1954. À cette date, il avait dirigé l'orchestre lors de 414 concerts où il présenta beaucoup d'œuvres nouvelles de compositeurs tels que Blacher, Heinz Tiessen, Paul Hindemith et Egon Wellesz.

 

Avec la nomination de Herbert von Karajan comme chef à vie, Celibidache quitta Berlin, et ne redirigera le Philharmonique qu'une seule fois, en 1992. Contrairement à ce que l'on peut voir écrit souvent, Celibidache n'a jamais été l'assistant de Furtwängler, mais le chef associé de la Philharmonie de Berlin. Cette méprise est due à Karajan qui fit purement et simplement effacer son nom de la liste des chefs titulaires. il faut rendre hommage à Simon Rattle, chef actuel de la Philharmonie, d'avoir fait rétablir le nom de Celibidache dans cette liste dès sa prise de fonction.

 

En 1948, Celibidache fait ses débuts londoniens, avant d'enregistrer quelques sessions pour Decca. Après son départ de Berlin, il entame une carrière de chef itinérant au Danemark, en Suède, en Amérique du Sud, en Italie beaucoup, en France, dirigeant les orchestres de La Scala, à Milan, de l'Académie nationale de Sainte Cécile à Rome, et les orchestres de la radio de Rome, Milan, Naples et Turin parmi d'autres.

 

Son exigence de séances intensives de répétition étaient plus facilement satisfaites à la radio que lors de concerts dans de grandes salles symphoniques.

 

À partir de 1959 il travaille avec l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart, et commence en 1960 à donner des classes de maître en direction d'orchestre à l'Académie musicale Chigiana de Sienne qui acquirent un statut légendaire.

 

Entre 1960 et 1963 Celibidache travaille intensément avec l'Orchestre royal du Danemark, et de 1962 à 1971 il fut directeur en chef de l'Orchestre symphonique de la Radio suédoise, qu'il a totalement reconstitué.

 

Il est ensuite un temps le chef titulaire de l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart de 1972 à 1977, et celui de l'Orchestre National de France de 1973 à 1975, période qui est restée gravée dans la mémoire d'un large public en France. Malheureusement sa volonté de réformer cet orchestre et des dissensions syndicales le font renoncer à poursuivre son travail en France.

 

De 1979 à sa mort, il est le chef titulaire de l'Orchestre philharmonique de Munich, dont il a fait l'un des meilleurs orchestres au monde. À Munich, il dirige des classes de maître en direction d'orchestre, et ne cessera plus de de diriger et d'enseigner, en particulier la phénoménologie de la musique à l'Université de Mayence (1978–1992) et au Curtis Institute de Philadelphie. Il avait découvert et étudié dans sa jeunesse la phénoménologie de Husserl. Il donne aussi des classes de direction d'orchestre bénévolement en France, à la Schola Cantorum et dans sa propriété de la Neuville-sur-Essonne.

 

Sergiu Celibidache était un disciple du maître spirituel Sathya Sai Baba, et il appartenait à une école de pensée qui conteste que les mots ou le raisonnement soient capables de rendre la réalité accessible. Il affirmait qu'un concert enregistré ne pourrait jamais rendre la totalité de l'expérience et des "épiphénomènes" d'un concert en salle. Il allait jusqu'à assimiler un concert enregistré à une nuit d'amour avec une photographie de Brigitte Bardot !

 

Heureusement pour tous ceux qui n'ont pu assister à ses concerts, les diffusions de ses concerts radiophoniques ont été beaucoup enregistrées, la radio permettait de plus longues séances de répétitions, en particulier en Italie, en Suède et en Allemagne. Nombre de ces enregistrements ont circulé durant sa vie dans des éditions non officielles de très mauvaise qualité. Après sa mort, son fils Serge Ioan Celebidachi, réalisateur de cinéma, a autorisé Deutsche Grammophon à publier les enregistrements de Stuttgart (1971-1977) et EMI ceux de Munich (1979-1996), enregistrés par la Radiodiffusion bavaroise. Ceci pour couper court à la diffusion de plus en plus importante de bandes pirates exécrables en qualité. Les CD édités ont particulièrement mis en valeur les interprétations des symphonies d'Anton Bruckner, la musique française de Debussy, Ravel, Roussel et Milhaud, d'extraordinaires symphonies 1 et 9 de Chostakovitch, et des extraits wagnériens stupéfiants. Les revenus de la vente de ces disques sont intégralement reversés à deux fondations créées par Serge Ioan Celebidachi: l'une pour la musique (Sergiu Celibidache Stiftung, voir www.celibidache.net), l'autre humanitaire (SC Help).

 

Plusieurs enregistrements vidéo de Celibidache sont aussi disponibles, dont ceux avec l'Orchestre Philharmonique de Munich, avec parfois Daniel Barenboim au piano. Celibidache avait accepté de se laisser filmer à condition que tous les bénéfices soient reversés à l'UNICEF.

 

Il fait partie des musiciens qui ont beaucoup réfléchi sur la musique ; son travail intellectuel (la phénoménologie de la musique), qu'il transmettait uniquement oralement, est considérable. Sa conception de la technique de direction d'orchestre est aussi d'une très grande portée. On peut signaler à ce propos qu'il répétait et dirigeait presque toujours de mémoire, sans partition.

 

Il appréciait particulièrement la musique allemande, russe et française. Il n'a pas ou très peu dirigé d'opéras. Il a par contre dirigé de la musique vocale non mise en scène (Passions de Bach, Requiem de Mozart, Fauré, Verdi, etc.). Dans la musique allemande, il vouait un culte à la musique symphonique d'Anton Bruckner. Dans la musique française, il était un interprète de premier ordre de Claude Debussy et de Maurice Ravel. Son soliste préféré était le pianiste Arturo Benedetti Michelangeli, avec lequel il a interprété notamment le 5e concerto pour piano de Beethoven, et le concerto en sol de Maurice Ravel, dont il existe un enregistrement filmé en public à Londres en 1982. Sergiu Celibidache est maintenant inhumé dans le très petit cimetière de la Neuville-sur-Essonne sous une pierre tombale très simple. Sa tombe est visitée par sa famille et des admirateurs de passage

 

Il était membre de l'Académie roumaine.

 

Remerciements à WIKIPEDIA

 



12/04/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 4 autres membres